Patrimoine

Saintonge – Patrimoine

Sidonie – Mémoire

Patois pédagogique

Ci-dessous un texte en patois saintongeais extrait de la pièce du Docteur Jean « La Mérine à Nastasie ». Toutes ces expressions formulées dans le pur langage de l’époque est à la portée du patoisant classique. Ce n’est donc pas à lui qu’il s’adresse en priorité, mais plutôt au saintongeais moyen cherchant à comprendre le sens et désireux d’en saisir toutes les subtilités.

(Scène de la pièce « La Mérine à Nastasie » où l’on fait croire aux parents de Nastasie que leur fille serait partie se noyer dans la charente par désespoir).


La Bascouette à son borgheoés

Toé, Birolut, acoute me beun !
Jhe creis poin qu’ol èye sus la terre ine chrétienne p’r avoèr souffrit tout thieu que j’hai souffrit. Toute la jhornée, dau matin au ser t’és emprès moé : ol’ é la soupe qu’é trot chaude, o b’trot frède, les monjhette qui sont trot douce, ou b’trot salée : la salade at trot de vin-eigre, o beun al at trot d’heûle, jhamais in compyiment, teurjhou des sottise ! Jusqu’asteur, jhe m’étis teisée ; malhureuse coume les piarre, battue coume piâtre, jh’avis teurjhou bravé, jh’étouffis tout, jhe v’lis pas feir’ de brut, de poure de neure à Nastasie.
Thielle drôlesse était toute ma jhoie ! ol était ma consolation ! Eh beun ! jhe te jhure aneut, aussi sûr coum’ jhe meurron in jhor, si ma feye é nighée, jhe veux pus mette les pied dan ta meison. O s’rat pas dit que jhe vivrai anvec le baurreau de ma paur’ drôlesse ; thieu non par exemple ! Jhe me prenrai à mes dret, jhe d’mandr’ai la séparation.

 

 

La Bascouette à son bourgeois (mari)

Toi Birolut, écoute moi bien !
Je ne crois point qu’il y ait sur la terre une chrétienne pour avoir souffert tout ça que j’ai souffert. Toute la journée du matin au soir, tu es après moi. C’est la soupe qui est trop chaude ou bien trop froide, les haricots qui sont trop doux ou bien trop salés. La salade a trop de vinaigre ou bien il y a trop d’huile, jamais un compliment, toujours des sottises.
Jusqu’à maintenant je m’étais tue, malheureuse comme les pierres, battue comme plâtre, j’avais toujours bravé, j’étouffais tout, je ne voulais pas faire de bruit de peur de nuire à Nastasie. Cette fille était toute ma joie, c’était ma consolation. Et bien je te jure aujourd’hui, aussi sûr que nous mourrons un jour, si ma fille est noyée, je ne veux plus mettre les pieds dans ta maison. Ça ne sera pas dit que je vivrai avec le bourreau de ma pauvre fille. Ça, non par exemple ! Je me prendrai à mes droits.
Je demanderai la séparation.

 

 


 

Ce texte peut servir de base pour un bon charentais désirant améliorer sa scolarité en matière de patois charento-saintongeais.

Cadet Bitounâ


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